Barrau et alliés

01 janvier 2012

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D'argent, au chevron d'azur, accompagné en pointe d'un lion de gueules rampant, au chef d'azur chargé d'un croissant d'argent accosté de deux étoiles du même. L'écu timbré d'un casque d'argent bruni, posé et tarré de côté, montrant les deux tiers de la visière et à cinq barreaux.

"Les très anciens, ceux dont j'ai seulement entendu parler,
hommes de lettres et d'épée, hommes de sciences,
terriens convaincus, amoureux des bois,
des houx et des genêts de leur Ségala."
                                                               Pierre de Barrau

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ACTUALITES

Année 2011

. Vous pouvez lire et imprimer l'ouvrage en ligne intitulé Homo sapiens : une conception du temps et de l'humanité http://reflexionslavie.canalblog.com/
Cet ouvrage sera publié.

. Mémoires d'un juge mage du Rouergue pendant les guerres de religion (1561-1587), Jean de Colonges. Archives historiques du Rouergue. XXIX.
Edition critique par Simone de Colonges. Préface d'Orest Ranum.
Contactez la société des lettres, sciences et arts de l'Aveyron ou la société des amis de Villefranche et du Bas-Rouergue si vous êtes intéressé par l'achat de cet ouvrage.
Prix souscription : 17 € jusqu'au 10 décembre 2011 après ce sera 21 €.

. Le commanditaire, l'artiste et l'oeuvre : histoire de la création artistique en Rouergue et dans ses marges (XVe-XVIIIe siècle)

                                  9-10-11 juin 2011
                                  Rodez et Conques

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Colloque d'histoire de l'art organisé par la société des lettres, sciences et arts de l'Aveyron et le centre de documentation historique de Conques.

(Parmi les nombreuses interventions, celle de Caroline de Barrau le 10 juin).

. Caroline de Barrau est docteur en histoire de l'art après avoir soutenu sa thèse sur la cathédrale de Rodez. Vous trouverez sur internet divers articles à ce sujet. Ici les articles des journaux Centre-presse et Midi-libre (éditions Aveyron) :

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. Les principaux ouvrages Barrau sont soit consultables en ligne soit reportez-vous aux différentes coordonnées stipulées dans ce blog

Année 2010

. L'ouvrage d'Hippolyte de Barrau sur les familles du Rouergue peut être commandé sur les sites de la Société des sciences, arts et belles lettres du Tarn (http://ssablt.tarn.fr/index.php?id=733) et de Memodoc (http://memodoc.com/).
A l'étranger, cet ouvrage peut être consulté à l'université d'Oxford (G.B.) mais aussi à celle du Michigan (U.S.A.).

. L'ouvrage "Les chemins d'une vie" relatif aux mémoires d'Eugène de Barrau est consultable à la BNF à Paris, à la société des lettres et à la maison du livre à Rodez, au service de documentation (Bibliothèque section droit-lettres) de l'université de Caen, etc.

. André de Barrau a rédigé un très intéressant témoignage de son activité d'aumônier de prison. Ce témoignage est empreint d'un grand et noble idéal que nous tenons à saluer.

. Publication d'un document familial intitulé Marcel et Marie Madeleine Cabille

. Le conseil d'administration de la société des lettres, sciences et arts de l'Aveyron a élu un nouveau président en remplacement de Jacques Terral. Il s'agit de Daniel Marty.

. Rencontre de généalogie organisée par ARGEA à Montbazens (Aveyron)
http://argea.asso-web.com/evenement-4-la-vi-eme-rencontre-genealogique-en-aveyron.html

Année 2009

. Réédition de l'ouvrage d'Hippolyte de Barrau sur les familles du Rouergue (4 volumes)

Ouvrage réédité par la Société des Sciences, Arts et Belles Lettres du Tarn.

Présentation et souscription à cette réédition sur internet à consulter à l'adresse suivante :

http://ssablt.tarn.fr/index.php?id=733

La prolongation de souscription se termine. La publication des 4 tomes va s'achever. Si vous êtes en retard vous pouvez les acquérir au prix du marché.

. La société des lettres, sciences et arts de l'Aveyron a élu un nouveau président en remplacement de Roger Béteille. Il s'agit de Jacques Terral.

. Nous signalons la prochaine publication d'un Armorial du Rouergue par le Cercle Généalogique du Rouergue. Voici le lien internet : http://genealogie-rouergue.org/?p=1475

. Dans le cadre de l'émission Des racines et des ailes, France 3 a diffusé le 15 avril 2009 un reportage sur le château de Belcastel. En 1793, Pierre Firmin Marie de Barrau, en fuite, alla se cacher durant un temps aux abords de ce château.

Année 2008

. Le 19 novembre, à Paris, conférence de Caroline de Barrau de Carcenac sur la cathédrale de Rodez. Voici le compte-rendu de cette conférence en faveur du téléthon 2008 tenue dans les salons de l'Aveyron à Paris : http://www.fna12.org/fna12/spip.php?article350

. Le 15 novembre a eu lieu, à Rodez, une vente aux enchères d'ouvrages anciens et d'herbiers, des ouvrages et contributions de notre famille étaient dans le catalogue de vente nous a-t-on dit.

. Découvrons le Cercle Généalogique du Sud-Aveyron : http://www.genealogie-aveyron.fr/

. Le fonds de Barrau a été reclassé à la Société des Lettres, Sciences et Arts de l'Aveyron. Désormais, il porte le nom de Fonds Hippolyte de Barrau.

. En Aveyron, découverte de La Goudalie sur le Causse comtal, haut lieu du complot du même nom au début du XIXe siècle lié à l'affaire Fualdès et donc à l'histoire de l'Aveyron. Visite de la place des Arcades de Sauveterre de Rouergue que nous recommandons à qui veut découvrir les beaux villages de l'Aveyron.

Dans son ouvrage intitulé Clarisse et les égorgeurs Philippe Méraux présente Hippolyte de Barrau comme étant un des chevaliers de la Foi, ces derniers ayant animés le complot.

. Il reste encore quelques exemplaires à la Maison du Livre à Rodez de l'ouvrage relatif à la vie d'Eugène de Barrau paru en 2007

. Pour ceux qui seraient intéressés, je rappelle que l'ouvrage Les Chemins d'une vie - Carnets intimes d'un notable aveyronnais (1832-1862) d'Eugène de Barrau est peut-être encore disponible (ou en commande) à la Maison du Livre à Rodez et dans d'autres librairies du département (se renseigner auprès de la Société des lettres, sciences et arts de l'Aveyron). Cet ouvrage où se mêlent vie de famille, vie de notable et histoire politique est à signaler.

Année 2007

. Nous félicitons Caroline de Barrau pour son admission au sein de la Société Archéologique du Midi de la France

. Nous annonçons la prochaine publication d'un ouvrage intitulé : Louis, duc d'Arpajon, seigneur de Sévérac et grand du Royaume (1590-1679)
Bulletins de souscription auprès de la Société des Lettres, Sciences et Arts de l'Aveyron (Tél. 05 65 42 75 93) avant le 31 octobre 2007.

. L'ouvrage relatif aux Carnets de Mémoires d'Eugène de Barrau vient d'être publié. Il est notamment disponible à la Maison du livre à Rodez.

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Les Carnets de Mémoires d'Eugène de Barrau ont été publiés en 2007 par la Société des Lettres, Sciences et Arts de l'Aveyron dans la collection des Archives Historiques du Rouergue.

Archives Historiques du Rouergue
XXVII
Eugène de BARRAU
LES CHEMINS D'UNE VIE
Carnets intimes d'un notable aveyronnais (1832-1862)

Si vous êtes intéressé, le prix de cet ouvrage est de 29 euros dans les librairies aveyronnaises. Vous pouvez aussi contacter la Société des Lettres, Sciences et Arts de l'Aveyron :
Société des Lettres, Sciences et Arts de l'Aveyron
2, rue de Laumière
BP 125
12001 RODEZ Cedex
05 65 42 75 93


. Séance de la Société des Lettres, Sciences et Arts de l'Aveyron au mois de mars. Deux communications : La première sur les étudiants rouergats du XVIe au XVIIIe siècle. Le Rouergue sur-diplômé grâce aux études religieuses. La seconde sur les notables aveyronnais au XIXe siècle.

. Je rappelle qu'un ouvrage consacré aux Gardes du corps du roi Louis XVI est paru. Dedans sont cités Pierre Firmin Marie de Barrau de Trémouilles (1761-1829) et François de Barrau de Muratel :
http://www.memodoc.com/gardes_du_corps_index.html

Année 2006

. Une Avenue Hippolyte de Barrau a été nouvellement créée dans l'agglomération ruthénoise :

H

 
Lors de sa séance du 12 décembre 2005, le Conseil Municipal de la Ville de Rodez a procédé à l'unanimité à la dénomination de voies du lotissement de la Conque Saint-Jean : avenue Hippolyte de Barrau, rue de l'Abbé Hermet, chemin de Saint-Jean, passage Uc Brunenc, rue Alexandre Albenque et impasse du Bosquet.

. Vous trouverez dans le Bulletin de l'Association d'entraide de la Noblesse Française (Octobre 2006) un article qui a pour titre Itinéraire d'un camelot du roi. Cet article se rapporte à la vie de Jean de Barrau.

. De nombreux abandons et un temps difficile pour la grande course des 100 km de Millau mais André de Barrau a bien réussi alors toutes nos félicitations

. Ce mois-ci les médias se font l'écho de la sortie au cinéma d'un film sur la vie à Najac en Aveyron : http://www.najac.com.fr/services/artistes/jh.html

. Nos cousins Ferry nous signale que Jean-Charles de Maribail est cité dans l'ouvrage sur les Gardes du corps du roi Louis XVI.

. Préparez vos menus : http://www.aveyron.com/gastro/recette.html

. Un article sur "l'esprit des aveyronnais", vaste sujet.
Cet article, dont voici l'adresse, se trouve sur le site de Claude Barret : http://www.claude.barret.net/mem/Les-aveyronnais.htm

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ECRITS

Principaux écrits connus de la famille de Barrau :

XVIIIe siècle

. Barrau de Caplongue (Pierre Firmin de)

  Cahier des doléances, plaintes et remontrances de l'Ordre de la noblesse de la sénéchaussée de Rodez
(Co-rédaction pour les Etats-Généraux de 1789)
(http://www.histoire-genealogie.com/IMG/doc/Doleances.doc)

  Pierre Firmin de Barrau de Caplongue est également l'auteur d'une fable intitulée La Chenille :
" La Chenille
Fable
Chenille, vilain animal,
Qui dans les bois nous importune
Qu'à nos arbres tu fais de mal !
Ah ! dieux, je crois en sentir une.
La chenille ayant entendu
Ce qu'une femme disait d'elle,
Sans se fâcher a répondu :
Ma laideur n'est point éternelle.
Bientôt, changée en papillon,
J'aurai des couleurs admirables,
Du bleu, du blanc, du vermillon
Et je serai des plus aimables.
Plus d'une femme, à ce qu'on dit,
Est de moi l'image parfaite :
Chenille, au sortir de son lit,
Papillon après sa toilette.
"
de Barrau-Caplongue.  1784

XIXe siècle

. Barrau (Adolphe de) Essai sur le Scorbut
(Thèse de médecine)

. Barrau (Eugène de)

  1789 en Rouergue - Etude historique et critique des institutions électorales de l'ancien et du nouveau Régime   
(Ouvrage dédié au comte de Chambord)

  Carnets de mémoires
(Dans lequel on trouve notamment ses visites et sa mission auprès du comte de Chambord)

  Documents contemporains de la Terreur en Rouergue

  Critique sur les anciennes institutions religieuses et civiles. Réponse à l'auteur des Lettres à mes neveux

  Le siège du château de Balsac à partir d'une chronique de 1660

  Notice historique et descriptive de l'ancienne abbaye de Conques

  De la Réforme électorale

  Etude sur l'organisation du suffrage de tous les contribuables, suivant le principe de l'égalité proportionnelle et les lois de la capacité

. Barrau (Fernand de)

  Galerie des Préfets de l'Aveyron

  Amans-Alexis Monteil (1769-1850)

  Monseigneur Affre (1793-1848)

  Manuel élémentaire et pratique d'agriculture à l'usage des cultivateurs du département de l'Aveyron

  Les semis de prairies artificielles dans le département de l'Aveyron

  Notes et souvenirs de famille

. Barrau (Hippolyte de)

  Histoire des carabiniers
(Ce manuscrit est resté inachevé)

  Documents historiques sur le Rouergue, sur ses familles et ses hommes remarquables dans les temps anciens et modernes
(Index de cet ouvrage : http://erwan.gil.free.fr/modules/freepages/outils/barrau-index.pdf ; Tomes : http://books.google.fr/books?id=21YBAAAAQAAJ et http://c.barret3.free.fr/num/visuarchives3/visuv3.php   
Cet ouvrage a été réédité en 1972 par les éditions du palais royal. En 2009, par la société des sciences, arts et belles-lettres du Tarn : http://ssablt.tarn.fr/index.php?id=733)

  Du monde invisible ou recherches sur les faits d'un ordre surnaturel

  Ordres équestres. Documents sur les Ordres du Temple et de Saint-Jean-de-Jérusalem en Rouergue, suivis d'une notice historique sur la Légion-d'Honneur et du tableau raisonné de ses membres dans le même pays
(http://gallica2.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k203935x.r=hippolyte+de+barrau.lang.FR)

  Mémoires privés d'un ruthénois

  Mémoires de famille

  Chronique locale

  Etat général et raisonné des biens de la Maison de Barrau

  Mémoire en réponse sur la biographie de feu Monsieur de Monseignat

. Barrau (Hippolyte, Eugène, Fernand de) L'Epoque révolutionnaire en Rouergue - Etude historique (1789-1801)

. Barrau (Raymond de) De l'acceptilation et du pacte de non petendo en droit romain - De la remise de la dette en droit français
(Thèse de droit)

XXe siècle

. Barrau (Guy de) Une ferme et un vignoble dans le Rouergue
(Thèse agricole)

. Barrau (de Gaillac) (Jean de) Les chouans du Rouergue
(Dans l'Almanach de l'Action française de 1913 (édition aveyronnaise))

. Barrau (Paul de) Carnet de guerre

. Barrau (Pierre de) Généalogie de la famille de Barrau
(Dans ce manuscrit se trouve également des notes sur les autres familles de Barrau (Gascogne, Languedoc) et sur la famille d'Avout (alias Davout d'Auerstaedt) à laquelle appartenait la belle-mère de Pierre de Barrau)

. Barrau (de Carcenac) (Jean de)

  Hippolyte de Barrau
(Revue du Rouergue. Hors-série. Cent cinquante ans d'une académie de province (Pour les 150 ans de la société des lettres, sciences et arts de l'Aveyron). Année 1986)

  Un problème essentiel : Redécouvrir la vie de l'esprit
(Procès-verbaux société des lettres, sciences et arts de l'Aveyron 1988)

XXIe siècle

. Barrau (André de

  Notre pèlerinage à Rome
(En collaboration avec Alain Jamme de Lagoutine. Bulletin de l'Association de la famille Barbara de Labelotterie de Boisséson. Année 2001)

  Mes pèlerinages de 1997 à 2006

  Aumônier de prison
(Bulletin famille de Boisséson. Année 2009)

. Barrau (Caroline de) La cathédrale Notre-Dame de Rodez : architecture et sculpture (XIIIe - XVIe siècles)
(Thèse de doctorat en histoire de l'art et archéologie)
+ de nombreux articles et communications

. Barrau (Emmanuel de)

  Pierre Firmin de Barrau-Caplongue
(Sur le site internet Histoire-Généalogie.com : http://www.histoire-genealogie.com/spip.php?article170)

  Itinéraire d'un camelot du roi
(Se rapporte à la vie de Jean de Barrau. Bulletin de l'association d'entraide de la noblesse française (A.N.F.). N°267. Octobre 2006)

  Essai sur la notabilité en Aveyron au XIXe siècle
(Etudes Aveyronnaises 2007)

  Le cahier des doléances de l'Ordre de la noblesse de la sénéchaussée de Rodez et du baillage de Millau en 1789

  Homo sapiens : une conception du temps et de l'humanité
(Version internet : http://reflexionslavie.canalblog.com/)   

. Barrau (Raymond de) Colette Niel
(Bulletin famille de Boisséson. Année 2006)
                                                                                                

Quelques écrits autres où sont mentionnés des membres de la famille :

. Archives historiques du Rouergue. XXVII. Eugène de Barrau. Les chemins d'une vie. Carnets intimes d'un notable aveyronnais (1832-1862)
(Liens internet de présentation : http://bibliographienationale.bnf.fr/Livres/M18_07.H/cadre920-1.html et http://www.genealogie-aveyron.fr/spip.php?breve23)

. Bedel (Henry)

  Figures rouergates
(Dans lequel on trouve deux biographies pour notre famille : Jean et Paul de Barrau)

  Le visage d'un prince français
(La vie en exil de Philippe d'Orléans accompagné par son secrétaire, Jean de Barrau, d'après les correspondances de ce dernier)

  Les trois historiens de Barrau
(Hippolyte, Eugène et Fernand de Barrau au XIXe et début XXe siècle)

  Fernand de Barrau

. Bernet (Gabriel) La dame de Barrau aux Tiercerettes et le 14 juillet du comte de Solages
(Affaire Barrau - Solages. Article paru dans L'Auta en Juin 1989)

. Bodinier (Gilbert) Les gardes du corps de Louis XVI, étude institutionnelle, sociale et politique, dictionnaire biographique
(http://www.memodoc.com/gardes_du_corps_index.html)

. Combes de Patris (Bernard) Fernand de Barrau

. Delheure (Benoît) Les notables ruthénois et la propriété foncière au temps de l'affaire Fualdès
(Revue du Rouergue N°62. Eté 2000. Il y est question à plusieurs reprises de notre famille.)

. Lançon (René) Eugène de Barrau (1801-1887)

. L'Action française (Journal) Fernand de Barrau

. L'Eclair de Montpellier (Journal) Jean de Barrau et le duc d'Orléans

. Puis (Auguste) Les lettres de cachet à Toulouse au dix-huitième siècle (D'après les documents conservés aux Archives départementales)
(Un chapitre de cet ouvrage est consacré à l'affaire Barrau - Solages)

. Pujo (Maurice) Jean de Barrau

. Sulzer-Wart (Catherine de) Hippolyte de Barrau (23 mars 1794 - 4 octobre 1863) et le mouvement légitimiste dans l'Aveyron
(Mémoire d'études)
Christian Paulin a complété certains passages de ce mémoire dans un article qu'il a fait paraître à la société des lettres, sciences et arts de l'Aveyron.

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GENEALOGIES

Le patronyme Barrau semble originaire du sud-ouest de la France où l'on retrouve quatre familles nobles de ce nom qui pourraient avoir une origine commune :

. Barrau (de Parron et de Benque)

. Barrau devenu Abbadie de Barrau

. Barrau de Muratel

. Barrau (de Carcenac-Salmiech)

Ne sont rapidement présentées ici que les deux généalogies Barrau du Rouergue, considérées comme parentes :

BARRAU (de Carcenac-Salmiech)

(Du fait de l'incendie en 1793 du château de Carcenac, des archives familiales ont été détruites)

. Barraus da Carcennac, 1233 et 1242 (Cartulaire de l'abbaye de Bonnecombe), possesseur de biens dans la paroisse de Carcenac (de nos jours paroisse de Carcenac-Salmiech).

(...)

. Antoine Barrau, notaire à Salmiech, épouse Jeanne Dolmeyrac - XVe siècle

. Pierre Barrau, notaire en 1500

. Firmin Barrau, notaire, meurt entre 1564 et 1572. Un fils connu :

. Firmin Barrau (?-1612), il épouse en 1572 Françoise de Méjanès, fille du capitaine catholique Arnaud de Méjanès qui en 1559 avait défendu la place de Creyssels contre les huguenots.
Les Méjanès sont mentionnés dans la noblesse depuis le XIVe siècle, ils sont moyennement aisés et font carrière dans le service des armes.
Du temps de Firmin est mentionné une propriété de famille à Carcenac et avec son épouse ils font des legs à l'église du village. Il est mentionné comme bourgeois et marchand. Il demande à se faire inhumer au tombeau de ses prédécesseurs en l'église Saint-Amans de Salmiech. La famille a des biens dans la région de Carcenac, Salmiech, Arvieu, Broquiès.
Parmi leurs enfants :

. Raymond de Barrau (?-1652), docteur ès-droits, mentionné comme juge d'Arvieu lors de son mariage en 1613. En 1614, il échoue face à Antoine de Rollendes pour l'obtention du poste de juge des biens de l'abbaye de Bonnecombe.
. Firmin Barrau (?-1656), épouse en 1611 Marie de Faramond, dont la mère est née de Lapanouse, veuve de Louis de Tubières.
"Firmin de Barrau, troisième du nom, fils du précédent, s'apparenta aux meilleures familles de la noblesse du pays par son mariage contracté le 5 juin 1611 avec Marie de Faramond, fille de François de Faramond, d'une vieille famille chevaleresque encore existante, et de Louise de La Panouse." (Gustave Chaix d'Est-Ange, Dictionnaire des familles françaises ..., tome 2, page 361)
Marie est la fille de François de Faramond, aîné de son lignage. Les Faramond sont au Moyen âge une famille chevaleresque de la baronnie de Landorre (l'une des grandes baronnies féodales du Rouergue. De nos jours correspond approximativement à la région située au sud-est de Rodez (pour partie le Lévézou)) et Jean de Faramond, cousin germain de Marie, est nommé en 1611 gentilhomme de la chambre du roi Louis XIII. Au Moyen âge, les Lapanouse étaient vassaux des barons de Sévérac, ils seront admis aux honneurs de la Cour en 1787.
Firmin aurait servi au ban en 1632.
Parmi leurs enfants :

. Firmin Barrau-Fombonne (?-1661), (ou son fils Firmin (1643-1675)), aurait tué en duel le seigneur-baron d'Arvieu. Firmin est emprisonné un temps. Pour quelle(s) raison(s) ?
. noble Guyon de Barrau (1613-1703), écuyer. En 1653, une épidémie de peste ravage le Rouergue, à Carcenac, après avoir fait des approvisionnements, Guyon s'enferme dans sa demeure avec sa famille. Il fait brûler, jours et nuits, de grands feux tout autour et a recours à la combustion de substances aromatiques et d'abondantes fumigations. Il faudra cinq mois pour désinfecter le village. Seules deux familles auront été épargnées par le fléau, celle de Jean Cabrol et les Barrau.
Il épouse en 1656 Anne de Vedelly puis en 1667 Louise Desplas. De son premier mariage, il reçoit la co-seigneurie de Trémouilles avec la haute justice. Condamné en 1666 pour usurpation de noblesse, il n'en continue pas moins à se qualifier de noble et d'écuyer, en 1695 il paie 126 livres (classe 10 : "gentilshommes seigneurs de paroisses") au titre de la capitation noble, en 1699 il est maintenu en sa noblesse par l'Intendant de Montauban sur preuves de 1536 et 1539 (Guyon se fait rattacher aux Barrau de Muratel).
Parmi les enfants du 1er mariage de Guyon :

. Marie de Barrau épouse Jean de Scorailles de Bourran en 1675 (dont la mère est née de Laparra (famille ruthénoise qui, en 1372, reçut du duc d'Anjou, frère du roi Charles V, la co-seigneurie de Gradels, avec la famille de Rességuier, en récompense de sa conduite lors de l'invasion du Rouergue par les anglais. Exemple d'accès à la noblesse par l'octroi ou la possession d'un fief.))
. Firmin de Barrau (1663-1739), épouse en 1680 Anne de Flavin.
Flavin, famille d'ancienne chevalerie (H. de Barrau, ouvrage sur les familles du Rouergue, tome 2, page 601).
Firmin est nommé capitaine de la garde bourgeoise de Carcenac et de villages alentours en 1691. Il sert au ban en 1689, 1692, 1694, se fait dispenser en 1696. En 1709, il achète la seigneurie de Caplongue avec moyenne justice. Maintenu noble en 1701 et 1716. Durant le rude hiver de 1709 il agrandit le château de Carcenac.
Est-ce lui qui a fondé un obit pour la famille ? Cet obit avait été fondé, bien avant la révolution française, par un Firmin de Barrau, disent les archives familiales. Il était célébré à l'Ascension et à la Pentecôte, avant la messe du matin, pour le repos de l'âme des défunts de la famille. Il consistait en une procession des habitants de Carcenac jusqu'au château où un Libera me, Domine, de morte externâ ... était chanté pendant que l'officiant dirigeait une petite cérémonie de prière (détails Cf. ouvrage famille). Cet obit a perduré jusqu'au XXe siècle.
Parmi leurs enfants :

. Etienne de Barrau, serait docteur en théologie (études au collège jésuite de Rodez puis à l'université de Toulouse), prêtre
. Simeon de Barrau, sert un temps dans les chevau-légers (lesquels ?)
. Guillaume de Barrau du Besset (1701-1777?), capitaine d'infanterie et chevalier de Saint-Louis en 1745
. Pierre Firmin de Barrau (1681-1761), écuyer, épouse en 1730 Françoise de Faramond, fille du baron de Jouqueviel.
Parmi leurs enfants :

. Pierre Firmin de Barrau de Caplongue (1731-1816), chevalier, mousquetaire noir du roi Louis XV puis capitaine de dragons, chevalier de Saint-Louis (?), l'un des rédacteurs du cahier des doléances de la noblesse de la sénéchaussée de Rodez et du baillage de Millau pour les Etats-généraux de 1789, secrétaire de l'ordre de la noblesse à Rodez, émigre en Allemagne en 1792 où il sert en tant qu'officier dans l'armée de Bourbon.
. Guillaume de Barrau d'Espinassettes (?-1805), cadet (?) au régiment Royal Navarre cavalerie. Durant les troubles révolutionnaires, il émigre en Allemagne avec son frère Pierre Firmin de Barrau de Caplongue.
. Pierre Joseph de Barrau (branche de Saint-Igest)
. Augustin Alexandre de Barrau de La Calmette (1745-1787), premier lieutenant des chevau-légers au régiment Royal Navarre cavalerie puis capitaine dans les dragons du Languedoc. Tué en duel en 1787.
. Marie Françoise de Barrau (1740-?), épouse en 1755 Joseph de Méjanès-Puechlor, garde du corps du roi Louis XV. Entre autres enfants :
  Jean Jacques de Méjanès, brigadier des gardes du corps du roi et chevalier de Saint-Louis 
  Joseph de Méjanès, brigadier des gardes du corps du roi, chevalier de Saint-Louis et de la légion d'honneur 
  Victoire de Méjanès, admise en 1784 à la Maison royale de Saint-Louis à Saint-Cyr
. Marie Jacquette de Barrau (?-1805), héritière universelle en 1793 de son oncle Augustin Alexandre de Faramond, baron de Jouqueviel
. Jean Antoine de Barrau (1737-1798), chevalier, épouse en 1759 Pauline de Solages, fille du marquis de Carmaux et de la marquise née de La Roque-Bouillac, fille du baron de Bar. Les Solages sont l'une des principales familles du Rouergue et de l'Albigeois. Les La Roque-Bouillac seront admis aux honneurs de la Cour en 1784.
Jean Antoine fait enfermer son épouse au couvent par lettre de cachet en 1765 et obtient en même temps l'enfermement du frère (le comte Hubert de Solages) de cette dernière. Cette affaire reste obscure, certains avancent des problèmes de moeurs, d'autres des questions financières et de conflits de personnalités, des phrases tirées de la correspondance de Pauline suggèrent à demi-mots des faits troubles sur son mari mais aussi sur sa propre famille. Hubert de Solages, qui défend sa soeur et qui a organisé son enlèvement du château de Carcenac, sera enfermé dans diverses forteresses dont le fort de Brescou, le château de Vincennes et enfin à la Bastille où il y occupera un logement proche de celui du marquis de Sade. Il s'occupe en lisant, en écrivant et en jouant du violon. Le 14 juillet 1789 il est libéré par la population parisienne et félicité par la nouvelle municipalité qui lui trouve "une figure noble et imposante".
Dans cette affaire, la certitude est que Jean Antoine de Barrau a un rôle déterminant et qu'il en est l'initiateur. Dans le même temps il est en procès contre les Solages pour la dot de Pauline. A la mort de son beau-père en 1778 il demande la saisie de biens dans la région de Carmaux où il possèdera les fiefs de Maussans et de Rouffiac.
Durant la révolution, Jean Antoine est d'abord mis en prison puis il est convoqué avec son fils devant le tribunal révolutionnaire mais il réussit (vraisembablement grâce à des complicités) à s'échapper avant d'être transféré à Paris.
Parmi leurs enfants :

. Victoire de Barrau (1763-1844), épouse en 1782 Marc Antoine de Balsac, fils du baron de Firmi.
Les Balsac ont été anoblis au XVIIIe siècle par la charge de conseiller au parlement de Toulouse.
Entre autres enfants :
  Marie Auguste de Balsac, préfet, conseiller d'Etat, secrétaire général du ministère de l'Intérieur, député et conseiller général en Aveyron, etc. titré baron de Balsac en 1822, commandeur de la légion d'honneur
. Pierre Firmin Marie de Barrau (1761-1829), garde du corps du roi Louis XVI (compagnie de Noailles en 1783 puis compagnie écossaise en 1788), épouse en 1790 Henriette Dablanc, fille de maître Pierre Dablanc, avocat à Rodez, et d'Henriette de Morlhon.
Au Moyen âge, les Morlhon étaient l'une des premières familles du Rouergue, Henriette est issue d'une branche puînée.
Pierre Firmin Marie a 4 ans quand sa mère est enfermée au couvent.
Il entre d'abord au service dans le régiment de Vexin où sert son beau-frère Marc Antoine de Balsac. Puis dans la Maison militaire du roi où servent ses cousins germains Méjanès.
Avant la révolution, il participe à des fêtes à Versailles où il dansera dans un quadrille de la reine Marie Antoinette. Il est décrit comme un "officier remarqué par sa bonne mine, son adresse à cheval, aux armes, à la danse". Il joue également du violon.
Avant son mariage, un capucin de Rodez nommé Chabot, prévient les Dablanc en leur conseillant de pas marier leur fille à Pierre Firmin Marie de Barrau car la condition d'aristocrate va devenir dangereuse dans les annnées qui arrivent leur dit-il ...
Dans les premières années de la révolution, on cherche à intimider la famille (une grange est incendiée, le château de Carcenac est inspecté à trois reprises et la famille condamnée à diverses impositions), on tente également d'assassiner Pierre Firmin Marie dénoncé comme chef de parti en tant qu'ancien garde du corps du roi, comme protégeant des prêtres réfractaires et comme étant à la tête d'actions contre-révolutionnaires (affaires de Trémouilles et d'Arvieu notamment). Neuf dénonciations sont déposées contre la famille de Barrau et Jean-Baptiste Bô le représentant révolutionnaire en Aveyron demande de surveiller étroitement Barrau père et fils accusés de faits très graves relevant du tribunal révolutionnaire. Le 1er novembre 1793, le château de Carcenac est incendié, les biens pillés et confisqués, la famille arrêtée. Barrau père est conduit en prison et sa belle-fille, Henriette, enceinte, est emmenée par la troupe révolutionnaire, présentée aux autorités à Rodez qui veulent savoir où est caché son mari et en lui montrant la guillotine sur la place du Bourg. Pierre Firmin Marie de Barrau est en fuite d'octobre 1793 à juillet 1794. Il se cache dans les bois, à Salmiech (chez des habitants : dans une cabane de jardin, sous des escaliers, etc.), dans une cachette emmenagée dans les rochers qui surplombent l'Aveyron (rivière) près de Belcastel. Il se nourrit grâce à des complicités. Un jour il ne doit son salut qu'en sautant d'une fenêtre d'une maison à Carcenac pour s'échapper puis il marche une partie de la nuit pour rejoindre sa soeur (Victoire de Balsac) au Mazet (propriété des Balsac). Un autre jour l'un de ses compagnons avec qui il avait passé la nuit dans les bois est capturé et supplicié à Rodez. S'étant rendu pour faire libérer son père, il réussit à s'échapper de la maison de réclusion où il est retenu à Rodez (par les toits et en sautant au-dessus de la rue du Bal où les gouttières s'écroulent sous ses pieds (écrits d'H. de Barrau)) au moment où les gendarmes viennent le chercher pour l'emmener à la prison criminelle et de là à Paris devant le tribunal révolutionnaire sur la demande de Fouquier-Tinville.
En 1795, comme déjà en 1793, il reçoit la visite de chouans.
En 1803, il enrichit l'église de Carcenac par du mobilier d'art qu'il a fait venir du couvent des Cordeliers de Rodez et de l'abbaye de Bonnecombe. Au XIXe siècle, il est maire de la commune de Saint-Sauveur et l'un des notables du département de l'Aveyron.
Parmi leurs enfants :

. Jean Auguste de Barrau (1792-1848), il est le dernier à naître dans le château de Carcenac et il est séparé de sa mère lors de l'incendie du château en 1793, celle-ci pour le récupérer devra supplier la commission civile révolutionnaire du département. L'enfant, resté à Carcenac, sera renvoyé à sa mère, qui est à Rodez, en hiver et à demi-vêtu (écrits d'H. de Barrau). Saint-cyrien, chef de bataillon d'artillerie, chevalier de la légion d'honneur et de Saint-Ferdinand d'Espagne.
. Hippolyte de Barrau (1794-1863), il naît à Rodez dans la maison où est recluse sa mère par ordre des autorités révolutionnaires, saint-cyrien, garde du corps du roi Louis XVIII, lieutenant de cavalerie puis révoqué de l'armée pour insubordination et provocations en duel (notamment envers son capitaine), fondateur et rédacteur de la Gazette du Rouergue d'opinion légitimiste, conseiller de préfecture puis secrétaire général de la préfecture de l'Aveyron, battu à la députation de Rodez en 1834, initiateur, l'un des principaux fondateurs et premier président de la société des lettres, sciences et arts de l'Aveyron en 1836, historien et généalogiste, s'intéresse à plusieurs domaines (botanique, archéologie, minéralogie, etc.), membre de sociétés savantes, maire et conseiller général, membre et président de groupements et instances locaux, chevalier de la Foi (complot de La Goudalie), chevalier de la légion d'honneur et médaillé de Sainte-Hélène. Qualifié "Un des esprits les plus brillants du XIXe siècle rouergat".
. Victor de Barrau (1796-1825), garde du corps du roi Louis XVIII, lieutenant au bataillon d'Afrique, mentionné dans une opération menée par des chouans en Aveyron durant les Cent-Jours
. Eugène de Barrau (1801-1887), licencié en droit, avocat, fondateur et rédacteur de l'Echo de l'Aveyron d'opinion légitimiste, le principal représentant du parti légitimiste en Aveyron. En 1852, les chefs du parti royaliste lui confie une mission confidentielle auprès d'Henry V de jure roi de France (Henry de Bourbon, comte de Chambord), alors exilé à Prague. Il participe également au recrutement de zouaves pontificaux en Aveyron. Historien, conseiller général et municipal, membre et président de groupements locaux, vice-président de la société des lettres, sciences et arts de l'Aveyron. En 1854 il fait confirmer pour notre famille la jouissance de la chapelle de la Vierge appelée aussi chapelle de la famille de Barrau en l'église de Carcenac où sont inhumés certains de nos ancêtres.
Eugène a épousé Coraly Manzon (qui lui apporte en dot la propriété de La Contie), veuve d'Henri de Séguret, président du tribunal de Rodez, ils n'ont pas d'enfants. Cette alliance procure à Eugène un certain nombre de parentés dont celle avec le préfet de Guizard, préfet de l'Aveyron. Après son mariage il mène une vie de rentier et de notable.
. Adolphe Edouard de Barrau (1803-1884), médecin et naturaliste, membre de la Commision d'exploration scientifique d'Algérie en 1839 et 1840, l'un des fondateurs de la société des lettres, sciences et arts de l'Aveyron, membre de sociétés savantes, conseiller général, épouse en 1845 Blanche Mignonac.
Parmi leurs enfants :

. Marguerite de Barrau (1846-1909), épouse en 1872 Henry de Lavernhe (d'où descendance)
. Auguste de Barrau (1849-1897), ingénieur des hauts-fournaux
. Fernand de Barrau (branche de Gaillac)
. Marie de Barrau (1855-1944), elle apprend le maniement du revolver avec ses frères ce qui lui permet de sortir de nuit aider son père médecin. Elle roule ses cigarettes, voyage seule, s'occupe de son neveu Louis de Barrau, entretient des relations de cousinage en Aveyron et lit l'Action française.
. Raymond de Barrau (1847-1931), docteur en droit, avocat à la cour d'appel de Paris puis magistrat, démissionne de ses fonctions en 1880 pour protester contre la politique anti-religieuse du gouvernement français, officier de réserve, épouse Louise Rouquette (qui décèdera à la naissance de Louis, son 2e enfant).
2 enfants :

. Louis de Barrau (1882-1917), fonde en 1908 la Banque de Barrau à Toulouse, tué en 1917. (Son associé fermera la banque quelques années après la guerre)
. Guy de Barrau (1880-1922), diplômé en agriculture, lieutenant de dragons puis aviateur, conseiller municipal de Salmiech, épouse Mercédès van den Brande (dont la mère est née Marguerite de Méautis (dernière de son nom après la mort de ses parents et de son frère) et la grand-mère maternelle Charlotte de Lagrenée (famille picarde)). Resterait-il des Méautis en Angleterre ?). Les parents de Mercèdès vivent à Paris (avenue Duquesne, rue Saint-Dominique, autres lieux ?). Après ses études (collège de Passy à Paris puis école d'agriculture de Beauvais), Guy rencontre Mercédès et se marie en l'église Sainte-Clotilde (Paris). Ils vivent en Aveyron, entre Carcenac, Rodez et La Contie (que Guy tient de son oncle Eugène) mais ils gardent des liens avec le nord de la France (ils se rendent à Drancourt (Saint-Valéry-sur-Somme) chez la mère de Mercédès notamment). D'une santé fragile, Guy meurt à Nice à l'âge de 42 ans. Mercédès décèdera chez ses filles.
Parmi leurs enfants :

. Irène de Barrau (1907-1996), épouse en 1927 le comte Emmanuel de Grenier de Lassagne (d'où descendance)
. Emmanuel de Barrau (1905-1975), pendant sa jeunesse il passe des vacances au Tréport chez sa grand-mère maternelle Méautis, diplômé en agriculture (Beauvais), licencié en droit, un temps lieutenant d'infanterie, épouse Jacqueline Niel (dont la mère est née Barbara de Labelotterie de Boisséson). Dont postérité

Branche dite de Saint-Igest

. Pierre Joseph de Barrau (1736-1788), écuyer, sieur de Saint-Igest, l'un des enfants de messire Pierre Firmin de Barrau de Frayssinous époux de Françoise de Faramond. Il est garde du corps du roi Louis XV puis avocat en parlement (études à l'université de Toulouse). Il s'établit à Bretenoux, en Quercy, chez son épouse née Anne Claudine Gindre.
Parmi leurs enfants :

. Augustin de Barrau (1771-1794), chef de brigade (=colonel) dans l'armée des Pyrénées en 1794. Encore jeune, il meurt écrasé.
. Pierre François Joseph de Barrau (1769-1832), officier en Espagne durant l'Emigration. Epouse Gabrielle Lescure en 1805 peu après son retour en France.
Parmi leurs enfants :

. Firmin de Barrau (1810-1878), instituteur, officier de santé, maire de Bretenoux, commissaire de police à Cahors, épouse en 1848 Eulalie Moulet
Parmi leurs enfants :

. Hippolyte de Barrau (1854-1931), épouse en 1886 Marie Louise de Maribail. Il est le dernier du nom de cette branche familiale. Entre autres enfants : Jeanne de Barrau, professeur au lycée Buffon à Paris, officier d'académie ; Gabrielle de Barrau, dernière du nom (descendance féminine).

Branche dite de Gaillac

. Fernand de Barrau (1851-1938), l'un des enfants d'Adolphe Edouard de Barrau. Diplômé en droit, avocat, élève à l'école des chartes, traduit l'allemand, l'italien et l'espagnol, se proclame publiquement catholique et monarchiste lorsqu'il prend la direction du Journal de l'Aveyron comme rédacteur en chef, homme de lettres, historien, agronome, membre de la société des lettres et de la société d'agriculture de l'Aveyron, lauréat de prix, il épouse en 1888 Henriette Fabre. Il s'établit à Gaillac d'Aveyron chez son épouse.
Parmi leurs enfants :

. Roger de Barrau (1888-1924), docteur en droit, se destine à la profession d'avocat mais doit partir à la guerre, marié, une fille (d'où descendance), blessé durant la 1ère guerre mondiale ce qui contribuera à son décès
. Jean de Barrau (1889-1914), entre jeune chez les camelots du roi, il est l'un des amis de Maxime Réal del Sarte, pendant son service militaire il est dénoncé comme militant d'Action française et ses supérieurs hiérarchiques connaissant ses opinions et activités, il fait de la prison et il est muté dans un autre régiment. A Paris, il participe aux manifestations et combats de rues avec les camelots, un jour à Rodez il gifle en public un professeur accusé d'antimilitarisme. Il est membre du comité directeur de la fédération nationale des camelots du roi et de janvier à août 1914 secrétaire particulier de Philippe VIII, duc d'Orléans, de jure roi de France, qui lui dira un jour : "Vous, Barrau, vous avez de la religion, je vous estime". En août 1914 lors d'un assaut il est d'abord blessé à une jambe, se relève et s'élance en criant Vive la France ! puis s'écroule tué par une balle en pleine tête. Philippe d'Orléans écrira à Fernand de Barrau en lui disant que son fils a vaillamment combattu pour la France et son roi.
. Paul de Barrau (1891-1916), fondateur et président du groupe Action Française de Rodez en 1909, croix de guerre (1914-1918) avec citation, auteur d'un carnet de guerre d'inspiration spirituelle et philosophique, combat devant Verdun, tué en 1916
. Pierre de Barrau (1894-1972), croix de guerre (1914-1918) avec citation, maire de Gaillac d'Aveyron, membre de la société des lettres, sciences et arts de l'Aveyron, épouse en 1921 Marie Sarrauste de Menthière (dont la mère est née d'Avout). Dont postérité
. Cécile de Barrau (1898-1977)

Présumés :

. Joseph Barrau (présumé fils de Firmin I Barrau, notaire. Fonds de Barrau, S.L.S.A.A.), marchand de Salmiech, épouse en 1564 Marguerite d'Estaing, fille naturelle de Jean d'Estaing. D'où descendance.

. N... de Barrau, cité en 1697 comme lieutenant-colonel du régiment de Beaurepère infanterie (Cf. généalogie de la famille de Micheau de Cabanes établie en Lévézou et avec laquelle nous sommes parents, H. de Barrau, Documents sur les familles du Rouergue ..., tome 4, page 7), présumé membre de la famille de Barrau

BARRAU de MURATEL

. Déodat Barrau, notaire à Brusque en 1311

(...)

. Bernard Barrau, marchand aisé de Brusque (fabrique de fer), nommé en 1536 dans un contrat, rend hommage (pour la co-seigneurie de Murasson (qu'il tient de sa femme ?)) en 1539. Il est le premier connu de sa famille à porter des qualifications de noblesse (raisons probables : mariage et co-seigneurie de Murasson). Il avait épousé Delphine de Montjezieu, il meurt entre 1559 et 1568.
Parmi leurs enfants :

. Dordé Barrau, marchand, en 1559 il achète Muratel et ses dépendances, il épouse Catherine de Cabrol et meurt en 1582
. Jean (de) Barrau, capitaine d'une compagnie de gens de pied puis commandant pour le service du roi dans le diocèse de Vabres. En 1577, il reçoit une lettre du roi Henry III pour le féliciter de son dévouement et l'encourager à continuer d'accomplir fidèlement son devoir. Il est qualifié de "bon sens, prudhommie, expérience aux armes, vie catholique et fidélité au service du roi". Il meurt en 1581.
Parmi ses enfants :

. Dardé de Barrau, il épouse Françoise de Costes
. Jean de Barrau, il épouse Catherine de Clermont en 1590. Il est le premier protestant connu de sa famille.
Parmi leurs enfants :

. Jean de Barrau, il épouse Françoise d'Astugue d'Arvieu. En 1640, il obtient l'autorisation de faire célébrer la Cène une fois par an en son château de Muratel.
Parmi leurs enfants :

. Jean de Barrau, il naît en 1636, il est maintenu en sa noblesse sur preuves de 1536 et 1539. Il épouse en 1658 Marguerite de Puech.
Parmi leurs enfants :

. Annibal de Barrau, il naît en 1671, il entre dans une compagnie de cadets gentilshommes. Il épouse Louise de Mascaren en 1698. Il meurt entre 1740 et 1742.
Parmi leurs enfants :

. Jean Jacques de Barrau, il naît en 1699. Il est condamné à trois mois de prison pour s'être vengé sur le seigneur d'Escach qui avait attaqué Muratel au cours d'un dîner que les Barrau donnaient en 1718 et alors qu'Annibal de Barrau était malade et alité. En 1727, au cours d'une bagarre à Lacaune, il blesse un adversaire qui meurt peu après. Il est alors accusé avec son frère de meurtre. Ils obtiennent cependant des lettres de rémission en 1729. Il épouse en 1730 Marie de La Garde.
. Jean Auguste Michel de Barrau, il naît à Muratel en 1703, il entre au service chez les chevau-légers en 1723 puis dans les gardes du corps du roi Louis XV en 1729. En 1747, il est capitaine dans le bataillon de milice de Castelnaudary. Etant de confession protestante, il refuse la croix de Saint-Louis qu'on lui propose. Il épouse en 1740 Madeleine de Calmelz. Il meurt à Lacaune en 1781.
Parmi leurs enfants :

. David Maurice de Barrau, d'abord lieutenant dans la milice du Languedoc, il est gouverneur de Lacaune en 1766, chevalier de Saint-Louis en 1782, lieutenant-colonel au Royal-dragons en 1786, colonel du 1er régiment de dragons en 1791, maréchal de camp en 1792, se retire du service en 1793, attaché au bureau de la cavalerie du comité militaire en 1794. Il avait épousé en 1775 Suzanne Agnès de Calmelz de Lestier, sa cousine germaine. Il meurt sans enfants en 1827.
. Jean Gabriel de Barrau, garde du corps des rois Louis XV puis Louis XVI (compagnie écossaise). Il est à Bordeaux en 1792 où il est négociant (vin, ...). En 1802, il achète un domaine à Blanquefort qu'il revend en 1818. Il meurt à Bordeaux en 1835.
. François de Barrau, garde du corps des rois Louis XV puis Louis XVI (compagnie écossaise). François est blessé durant les journées d'émeutes des 5 et 6 octobre 1789 devant Versailles. Il recevra la croix de Saint-Louis en 1791 en récompense de son dévouement.
. Jeanne de Barrau, dite Jeanneton, elle naît en 1742, elle épouse en premières noces en 1764 Joseph Mathieu, docteur en médecine, d'où entre autres enfants :
  le général comte d'Empire Maurice Mathieu, grand-officier de l'ordre de la légion d'honneur et comte de l'Empire en 1804, grand-croix de l'ordre de La Réunion, chevalier de Saint-Louis en 1814, commandeur de l'ordre de l'épée de Suède, Pair de France au titre héréditaire de baron en 1819
. Cyr Pierre de Barrau, dit Saint-Cyr ou le chevalier de Barrau, il naît à Lacaune en 1748, il se marie à Chandernagor aux Indes en 1777 avec Marie-Thérèse Sinfray. Il aurait eu, dit-on, 4 femmes et 18 enfants (?). Il décède en 1820 à Sorèze.
Parmi leurs enfants :

Branche aînée :

. Jean Pierre Armand de Barrau, dit Barrau, il naît en 1779 à Yanaon dans les Indes ou à Singapour, il épouse en 1824 demoiselle La Serre, de Puylaurens, ou de Lasserre (?), il meurt à Sorèze en 1860. Commissaire des guerres, chevalier de la légion d'honneur et des Deux-Siciles (?).
Parmi leurs enfants : 

. Cyr David Maurice de Barrau de Muratel, il naît à Sorèze en 1825, saint-cyrien, officier supérieur, chevalier de la légion d'honneur, il épouse en 1855, Laure Marthe de Labat de Vivens, qui recevra Lacordaire et entretiendra une correspondance avec lui. Il meurt à Toulouse en 1882, sans enfants.
. Frédéric Martial Armand de Barrau de Muratel, il naît à Sorèze en 1826, il meurt en 1889. Il avait épousé en 1860 Thérèse Grimailh.
Parmi leurs enfants :

. Robert Alexis de Barrau de Muratel (1862 à Sorèze - 1911), officier
. Marguerite de Barrau de Muratel (1867 à Sorèze -1942 à Sorèze), elle épouse en 1886 Edouard Alquier-Bouffard, officier supérieur, elle est la dernière de la branche aînée des Barrau de Muratel

Branche cadette :

. Cyr Jean Julien de Barrau, dit Saint-Cyr, fils cadet de Cyr Pierre de Barrau, dit Saint-Cyr ou le chevalier de Barrau. Il naît en 1783 à Pondichéry, il épouse en 1813 demoiselle Nairac, de Castres. Mort avant 1848.
Enfant :

. David Maurice Armand de Barrau de Muratel, il naît en 1821 à Castres, il est attaché d'ambassade, en 1880 il habite à Paris, c'est là qu'il avait épousé en 1848 Caroline Coulomb qui s'engage très activement dans la défense des femmes et des enfants, elle entretient une correspondance avec le pasteur Louis Leblois, elle écrit des ouvrages, elle est directrice de l'Oeuvre des libérées de Saint-Lazare et fonde l'Union française pour la défense et la tutelle des enfants abandonnés, délaissés et maltraités. Il meurt en 1899.
Parmi leurs enfants :

. Jean Cyr François de Barrau de Muratel, il naît en 1889, il épouse Suzanne Marie Thuret, il meurt en 1934.
Parmi leurs enfants :

. Maurice Raymond Cyr de Barrau de Muratel, il naît à Paris en 1893, il épouse Nancy Vernes en 1919, il décède en 1949, d'où postérité

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LA SOCIETE DES LETTRES, SCIENCES ET ARTS DE L'AVEYRON

La Société des Lettres, Sciences et Arts de l'Aveyron fut créée en 1836 sur l'initiative d'Hippolyte de Barrau, alors conseiller général.
Parmi les fondateurs, nous trouvons Jules Duval mais aussi Adolphe de Barrau.

Comme son nom l'indique, la Société des Lettres a pour objet de promouvoir les lettres, les sciences et les arts rouergats. Elle publie des ouvrages relatifs au Rouergue, organise des séances académiques, des conférences et des colloques, et édite chaque année à l'intention de ses membres un recueil de ses travaux intitulé Etudes aveyronnaises. Elle distribue chaque année le Prix Cabrol.
Elle travaille en collaboration avec d'autres sociétés savantes, des universités, etc.

Parmi les fonds de la société, on peut y consulter celui de la famille de Barrau.

La Société des Lettres, Sciences et Arts de l'Aveyron est reconnue d'utilité publique depuis le 29 octobre 1857.

"Une société littéraire, scientifique et industrielle, composée des hommes distingués de toutes les opinions"
(Hippolyte de Barrau, correspondance, 10 avril 1837)

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PAGE D'HISTOIRE

Sur l'histoire générale des quatre familles nobles Barrau, originaires du sud-ouest de la France et à l'origine commune possible, n'est présentée ici, qu'à grands traits, l'histoire des Barrau (de Carcenac-Salmiech) :

XIIe siècle

Présence présumée de notre famille dans la paroisse de Carcenac, en Rouergue.

XIIIe siècle
Les premières mentions (Barraus da Carcennac) sont relevées en 1233 et 1242. Ce personnage a visiblement des droits dans la paroisse de Carcenac (Cartulaire de l'abbaye de Bonnecombe, tome 1, pages 578-579 et 585-586) ce qui laisse penser que les Barrau étaient installés dans cette partie du Rouergue depuis un certain temps.
D'autres Barrau sont mentionnés dans d'autres paroisses : Pareloup (aujourd'hui alentours du lac du même nom) et Arvieu notamment (notes H. de Barrau, Fonds de Barrau, S.L.S.A.A.).

XIVe siècle
En 1310, Jean de Barrau, templier, en Rouergue, est convoqué avec d'autres templiers à Paris pour le procès de son Ordre.
Ce personnage est-il un Barrau du Rouergue ? Nul ne sait. H. de Barrau pense que non mais sans certitudes et la particule n'étant pas signe de noblesse rien n'exclut que ce templier ait un lien avec les Barrau du Rouergue. Autre hypothèse : pourrait-il être un Barrau de Gascogne et si oui pourquoi est-il en Rouergue et cela est-il révélateur de liens entre les Barrau de Gascogne et ceux du Rouergue ?

Mentions éparses de personnages Barrau dans les archives de famille actuelles (incendie de 1793) reprises par Hippolyte de Barrau. Y a-t-il eu dans notre famille des hommes d'armes qui ont combattu durant la guerre de Cent ans ? Les lacunes de nos archives actuelles ne nous permettent pas de répondre à cette question. Cela n'est cependant pas à exclure du fait des combats entre anglais et français dans le sud-ouest de la France et notamment de la domination des anglais en Rouergue de 1360 à 1369.

XVe siècle
La filiation connue débute. A Salmiech. Les Barrau appartiennent visiblement à la bourgeoisie locale.

XVIe siècle
Une branche Barrau débute un processus d'agrégation à la noblesse par le mariage en 1572 de Firmin II Barrau avec Françoise de Méjanès. Ce mariage a été préparé par Firmin I Barrau, notaire. (et mariage de Joseph Barrau, marchand de Salmiech et présumé autre fils de Firmin I, en 1564 avec Marguerite d'Estaing, d'où enfants)
Firmin III Barrau épousera en 1611 Marie de Faramond ce qui confirme que depuis le milieu du XVIe siècle les Barrau (de Carcenac-Salmiech) ont un mode de vie (biens, revenus, moeurs, éducation) qui leur permet de conclure des mariages au sein de la noblesse et ainsi de s'assimiler au second ordre.
C'est également au cours de ce siècle qu'une propriété est mentionnée à Carcenac. De quand date-t-elle ? Nul ne sait. H. de Barrau dit qu'elle daterait du XVIe siècle mais le cartulaire de l'abbaye de Bonnecombe mentionnant un Barrau à Carcenac dès les premières décennies du XIIIe siècle, il y a tout lieu de croire que cette propriété de famille est bien antérieure au XVIe siècle.

D'autres Barrau sont installés dans le sud du département de l'Aveyron. Ils ont pris des qualifications de noblesse dès la première moitié du XVIe siècle et dans la seconde moitié un des leurs sera gouverneur militaire du diocèse de Vabres (sud-Aveyron) ce qui renforcera leur assimilation au second ordre. Au XVIIIe siècle ils ajouteront à leur patronyme le nom d'une propriété Muratel située entre Brusque et Murasson et acquise au XVIe siècle (à cette époque ces Barrau ont pour principales possessions : la co-seigneurie de Murasson et les maisons fortes de Campouliès et de Muratel).

Hippolyte de Barrau dira dans son ouvrage sur les familles du Rouergue que les Barrau (de Carcenac-Salmiech) et les Barrau de Muratel sont deux familles "regardées de tout temps comme alliées" (citation).

XVIIe siècle
L'agrégation à la noblesse est juridiquement (les mariages depuis le XVIe siècle démontrent une assimilation de fait à la noblesse) terminée à la troisième génération : alliances et parentés, biens, le service du ban, l'impôt noble.
Le 19 septembre 1699, noble Guyon de Barrau, écuyer, est maintenu en sa noblesse par jugement de l'Intendant de Montauban, Le Pelletier de La Houssaye, sur preuves de 1536 et 1539 (Guyon se fait rattacher aux preuves de Jean de Barrau de Muratel qui a épousé dans les premières décennies du XVIIe siècle Françoise d'Astugue d'Arvieu). En 1666, il avait été condamné pour usurpation de noblesse mais cela ne l'empêcha pas de continuer à porter des qualifications de noblesse (notamment actes de 1656-1661, 1660, 1665 (sommaire série E AD12) ; 1680 (Chérin 15) ; 1691 (Fonds de Barrau, S.L.S.A.A.)). Son père et son grand-père s'étaient mariés dans la noblesse. Depuis 1656, il était seigneur haut justicier. En 1695, il avait payé la capitation noble.

XVIIIe siècle
Le service des armes s'intensifie. Un mariage d'importance a lieu au milieu du siècle. Des Barrau entrent dans la Maison militaire des rois Louis XV et Louis XVI. Ces Barrau, de fait, fréquentent Versailles.

De 1572 à 1789 tous les héritiers du patrimoine familial se sont mariés dans l'ancienne noblesse d'épée du Rouergue à l'exception de Guyon de Barrau.

Une affaire de lettre de cachet est initiée par un Barrau.

Un Barrau participe à la rédaction du cahier des doléances de la noblesse de la sénéchaussée de Rodez et du baillage de Millau pour les Etats-généraux de 1789.

La révolution française atteint très durement la famille de Barrau accusée d'une trop grande fidélité à la monarchie. Ses deux principaux représentants sont convoqués devant le tribunal révolutionnaire.

XIXe siècle
La famille de Barrau est l'une des principales familles de notables du département de l'Aveyron et elle est à l'origine de la fondation en 1836 de la société des lettres, sciences et arts de l'Aveyron.

Un Barrau participe à l'exploration scientifique de l'Algérie.

Notre famille s'engage activement pour le retour sur le Trône de France des princes capétiens.
Au cours de ce siècle, la famille de Barrau lance des journaux d'opinion légitimiste : La Gazette du Rouergue et L'Echo de l'Aveyron. Eugène de Barrau soutient également le journal royaliste Le Peuple. En 1880, Raymond de Barrau, magistrat, démissionne de ses fonctions pour protester contre la politique anti-religieuse du gouvernement français. Quant à Fernand de Barrau il se déclare publiquement catholique et monarchiste lorsqu'il prend les fonctions de rédacteur en chef du Journal de l'Aveyron.

Depuis le XIXe siècle les Barrau sont les derniers descendants des Ciron, marquis de Carmaux, et d'Antoine Paulin de Solages, marquis de Carmaux.

XXe siècle
Jusqu'à la première guerre mondiale, l'engagement au service des princes capétiens se perpétue pour une éventuelle restauration de la monarchie française. La guerre et la mort mettront cependant fin à ce long et fidèle engagement.

La Maison de Barrau a payé un lourd tribut lors de la guerre de 1914-1918 (mémorial de famille en notre chapelle). En 1917, l'Action française débute quelques lignes sur notre famille en ces termes : "La famille de Barrau, l'honneur du Rouergue catholique et royaliste, (...)".

Les alliances restent majoritairement bourgeoises depuis la révolution française. Parmi ces dernières l'une est prestigieuse et l'autre nous plonge au coeur de la France occupée en 1940-1945.

Notre famille est membre, depuis 1992, de l'association d'entraide de la noblesse française (A.N.F.).

XXIe siècle
La famille de Barrau est toujours représentée au sein de la société des lettres, sciences et arts de l'Aveyron.

Notre nom est encore proche de l'extinction comme il le fut déjà à plusieurs reprises dans les siècles passés.

Autres lieux liés à notre histoire

. Eglise de Caplongue

Sources

Jugements de maintenue en la noblesse :
BNF. Cabinet des titres. Manuscrit français 32296 (pages 458 à 460 ; pages 491 à 492 ; pages 509 à 510) :
. 19 septembre 1699. Montauban. Intendant Le Pelletier de La Houssaye (preuves 1536 et 1539. Noblesse dite de race sous l'ancien régime ou d'extraction de nos jours)
. 4 juin 1701. Montauban. Intendant Le Gendre (cite le jugement de 1699 en introduction)
. 7 juillet 1716. Montauban. Intendant Laugeois (cite le jugement de 1699 en introduction)

Principales autres sources :
. BNF. Cabinet des titres. Chérin 15
. Inventaire-sommaire des archives départementales de l'Aveyron antérieures à 1790, série E (n° 1 à 2036), archives civiles, tome 2, 1877, H. Affre archiviste. Pages 318 (E 1574), 450 (E 2006), 452 (E 2011)
. Archives historiques du Rouergue, 5 (Cartulaire de l'abbaye de Bonnecombe) et 27 (Les chemins d'une vie)
. Société des lettres, sciences et arts de l'Aveyron, Fonds Hippolyte de Barrau (nouveau nom du fonds de la famille de Barrau)
. Hippolyte de Barrau, Documents historiques et généalogiques sur les familles et les hommes remarquables du Rouergue dans les temps anciens et modernes, tome 4, pages 95 à 109, article de Barrau. Suivi pages 109 à 110 de l'article de Barrau de Muratel. Et son ouvrage sur les Ordres hospitaliers en Rouergue, page 27.
. Jean Vignau, Nobiliaire des généralités de Montauban et d'Auch, et du pays de Foix ... : dressé sur titres originaux réunis par les intendants lors de la recherche des usurpateurs du titre de noblesse entre 1696 et 1718
. Henry Bedel, Figures rouergates
. Henry Bedel, Les trois historiens de Barrau
. Gustave Chaix d'Est-Ange, article Barrau de Carcenac (de)
. Autres ouvrages : Jougla de Morenas, Séréville et Saint-Simon, Valette (en erreur sur nous : Languedoc et anoblissement en 1604 ...), etc.
. L'Action française (quotidien)

Remarque

Il est fortement conseillé de vérifier avec d'autres sources les informations qui sont contenues sur les sites d'histoire familiale et de généalogie présents sur internet.

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